ENTRE LES LIGNES.
C’EST ICI, QUE L’IMAGINATION NOUS ATTEND.
Facultés
2001. Pas d’Apocalypse. Je suis à l’Université et j’y étudie la langue et la civilisation anglaises.
Soirée arrosée. Un ancien camarade de lycée m’apprend qu’il suit une formation dans une école
d’Arts appliqués. Il y est question de dessin bien sûr, mais aussi de 3D, de design graphique, d’histoire de l’art ou bien encore d’animation.
Je retombe à pieds joints dans la culture de l’image. Adieu l’anglais, bonjour les Arts appliqués !
Construire
2005. Je rencontre la jeune femme qui va partager ma vie (elle a tenu jusqu’ici, elle est très forte !).
2007. Avec elle et deux autres personnes, je fonde une agence de communication sur Lyon.
Une aventure de 12 ans. On rira. On fera la fête. On rencontrera des gens super. On remportera. On perdra. On aura peur. On se rentrera dedans aussi. Mais, surtout, on s’écoutera. Presque toujours.
2018. Marie et moi perdons notre premier fils durant la grossesse. Une tempête. La vie et la mort s’imposent à nous. Table rase. Parallèlement, à l’agence, les quatre associés veulent passer à autre chose. L’agence a fait son temps.
2019. Je me mets à mon compte. Freelance, le job le plus cool du monde.
2020 je devient papa une seconde fois, le vrai job le plus cool du monde.
Adrénaline
Les années 80. Enfant, je fais les 400 coups avec mes potes, en bas de l’immeuble.
On balance des pétards sur les gars de l’usine d’à côté, on se lance des défis stupides et dangereux,
et entre deux matches de foot, avec le caméscope de la mère de Nico, on fait notre propre version des Griffes de la nuit.
Mais dans les moments où je suis seul chez moi, c’est à coups de crayon que je tue le temps.
Émulation
Les années 90. Je grandis. Le dessin devient une façon pour moi de me mesurer aux autres.
Entre mon cousin et moi, c’est à qui se rapprochera le plus du trait d’Akira Toriyama.
Le temps passe. Au collège, puis au lycée, je suis le caricaturiste officiel et je fais rire toute la classe.
Et vers 15 ans, la culture Hip-Hop vient me percuter. Le rap m’embarque avec lui et ne me lâchera plus, le graffiti et l’art du lettrage me fascinent. Un court moment, je m’y essaye. L’adrénaline est là,
le talent un peu moins. Les bombes de peinture sont dures à maîtriser !
Je passe mon chemin. Mais je connais les murs de Lyon et les blazes qui les recouvrent par coeur.